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L’accès aux professions juridiques par les femmes : un combat de longue haleine !

L’accès aux professions juridiques par les femmes : un combat de longue haleine !

Tout au long de l’histoire, l’accès aux diplômes en droit par les femmes a été particulièrement difficile à obtenir. En effet, le plus fréquemment, peu d’étudiantes étaient inscrites à l’université en droit et dans le peu d’inscrites, souvent aucune n’obtenait de licence. 

Une lente évolution

C’est ainsi à partir du 19ème siècle que la place des femmes dans les études de droit a évolué. Puisque de 1868 à 1928, plus de 3000 diplômes ont été obtenus par des femmes à l’Université de Paris, dont 991 en droit. Concernant le doctorat, à partir du 19ème siècle, les femmes l’ont obtenu successivement, dans plusieurs domaines. Tout d’abord en médecine, puis en sciences, en droit, en pharmacie et enfin en lettres. 

Depuis Sarmisa Bilcesco en France

En France, la première étudiante inscrite à Faculté de droit de Paris en 1884 fut Sarmisa Bilcesco, d’origine roumaine, elle fut également la première femme à obtenir une licence en droit en 1887 en France.

Elle a été également la première femme docteure en droit en soutenant une thèse en 1890 sur « La condition légale de la mère ».

Timbre Roumain de 2021 à l’effigie de Sarmisa Bilcesco

L’avocate Jeanne Chauvin

En 1892, la française, Jeanne Chauvin, obtient également le grade de docteure en soutenant une thèse sur les « Professions accessibles aux femmes, en droit romain et en droit français ». Sa réflexion était tournée notamment autour de l’étude de l’évolution historique de la position économique de la femme dans la société.

Jeanne Chauvin et Sarmisa Bilcesco étaient des pionnières. Elles se sont engagées pour faire évoluer la place de la femme dans la société et surtout dans les études de droit en s’intéressant à la condition féminine. Elles ont dénoncé les injustices que subissaient les femmes et ont déclenché le processus de légitimation du rôle socio-économique des femmes dans la société.

C’est ainsi que Jeanne Chauvin, demanda en 1897 d’exercer au barreau de Paris ce qui ne fut pas possible dans l’immédiat. En effet, il a fallu trois ans de lutte, une campagne du journal « La Fronde », l’appui de Poincarré et du député René Viviani pour que l’accès à la profession d’avocate soit ouvert aux femmes dès le 1er décembre 1900 par la promulgation d’une loi. 

Ou encore Emma Gillet aux Etats-Unis

Plus largement, dans le monde, aux États-Unis par exemple, l’avocate Emma Gillet s’est également battue pour l’accès des femmes aux professions du droit. En Europe, les premières diplômées doivent quant à elles lutter contre les préjugés, notamment ceux du Conseils de l’Ordre et de la loi. L’exercice de certaines professions rattachées aux fonctions publiques comme celles de professeur de faculté, d’avocat, de médecin ou de pharmacien d’hôpitaux nécessite une modification des lois en vigueur et n’étaient également pas ouvertes aux femmes. 

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