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Doctorat en droit : ce qu’il faut savoir sur le diplôme universitaire le plus élevé

Doctorat en droit : ce qu’il faut savoir sur le diplôme universitaire le plus élevé

« L’œuvre d’une vie ».  Sans entrer dans les motivations personnelles de chacun, on peut constater l’importance des thèses dans tous les domaines du savoir. Pourtant la thèse notamment en droit est parfois sous-estimée en France. Legal Brain Avocats revient sur les points essentiels pour savoir ce qu’est un doctorat en droit ! 

Qu’est-ce que le doctorat en droit ? 

Après le M2, il faut s’inscrire dans une école doctorale de droit d’une université. Le doctorat en droit équivaut environ à un niveau Bac+ 8. Ce dernier est accessible après un Master 2 et pour obtenir un doctorat, il faut rédiger une thèse

Les étapes de la thèse : 

  1. L’inscription à l’école doctorale 
  2. Le choix du sujet 
  3. Le choix du directeur de thèse
  4. Les recherches : de 3 à 6 ans 
  5. La rédaction 
  6. La soutenance : devant un jury composé d’universitaires 
  7. L’obtention du doctorat : on devient docteur en droit 

Qu’est-ce qu’une thèse ? 

En théorie une thèse dure 3 ans, mais en droit, une thèse dure rarement 3 ans mais plutôt en moyenne 4 à 6 ans. La thèse doit porter sur un sujet original, c’est-à-dire un sujet qui n’a jamais été étudié ou alors un angle du sujet qui n’a jamais été approfondi. Il est conseillé de choisir un sujet d’actualité, dans l’ère du temps.  Lors de la rédaction d’une thèse, le doctorant va chercher à démontrer quelque chose et apporter des éléments nouveaux dans un domaine spécialisé. Tout au long de la thèse, il s’agira de faire des recherches, puis de les mettre en forme à travers la rédaction d’une thèse d’environ 400-500 pages. Enfin, il faut soutenir sa thèse devant un jury composé généralement de professionnels de droit, en général, des professeurs de droit. 

Qu’est-ce qu’un directeur de thèse ? 

Un directeur de thèse est un chercheur ou enseignant-chercheur qui supervise le travail d’un doctorant. Il est en général conseillé de prendre le même enseignant que le directeur de mémoire choisi lors du M2. A contrario, la personne doit être au moins maître de conférence habilitée à diriger des recherches ou alors un professeur agrégé. Le directeur de thèse nous accompagne et nous aide à réfléchir sur la thèse, sur l’évolution des recherches, sur le plan… 

Quels débouchés pour le doctorat en droit ? 

Après la soutenance de thèse on devient docteur en droit. Beaucoup de jeunes chercheurs souhaitent suite devenir maître de conférence, c’est-à-dire enseignant à l’université. Mais le doctorat ouvre également d’autres portes. En effet, après une thèse, il y a la possibilité de faire une passerelle pour devenir par exemple avocat, il faudra uniquement suivre la formation de l’école du barreau, sans passer l’examen l’entrée. Il existe également une passerelle pour l’ENM (école nationale de la magistrature) pour certains concours de la haute fonction publique. Enfin, avec un doctorat il est également possible de travailler en tant que juriste en entreprise

Comment financer sa thèse ? 

La thèse peut être financé par un contrat doctoral, en théorie pendant 3 ans. Il s’agit d’une allocation de 1700€ brut par mois pour faire des recherches. En pratique c’est un contrat très recherché et difficile à obtenir. Mais il existe d’autres moyens de financement et en particuliers les conventions CIFRE qui permettent de faire son doctorat en étant lié à une entreprise qui finance les recherches.

Qu’en-est-il de la valeur du doctorat?

Aujourd’hui, quand on veut faire appel à l’expertise de quelqu’un en droit, notamment sur des sujets de prospective juridique, on ne fait pas systématiquement appel à des chercheurs, mais plutôt à des avocats ou à des consultants parfois même sans bagage juridique. Pourtant, les jeunes docteurs et doctorants sont les plus au fait de l’actualité juridique et des évolutions sociales, sociétales et technologiques de leur domaine de recherche et sont donc tout à fait légitimes pour éclairer les entreprises. 

En France, le marché du travail des docteurs reste problématique, on remarque même une certaine méconnaissance à l’encontre du doctorat. Pour contrer cela, nombreux sont les docteurs en droit à devoir passer le diplôme d’avocat pour pouvoir ensuite devenir juriste en entreprise. Je connais plusieurs docteurs qui avaient déjà travaillé en entreprise, et qui se retrouvaient, à trente ans passés, à faire des stages, sans rien apprendre de plus, et en étant moins bien payés que certains qui sortaient d’une école et qui découvraient le sujet. Heureusement, des acteurs comme l’Association Française des Docteurs en Droit (AFDD) interviennent pour changer ce regard. 

Quel avenir pour le doctorat en droit ?

On observe une évolution dans la société en général, avec un regain d’intérêt des journalistes, une multiplication des articles, sur la situation des docteurs en général mais aussi en droit. Reste la barrière de l’entreprise où il n’y a pas de reconnaissance sur le temps passé à ces recherches dans les grilles d’évaluation en interne. Il faut rappeler que les doctorants ne sont plus des étudiants mais des chercheurs avec de nombreuses compétences à la clé : une expertise juridique sur un sujet pointu ; une culture juridique supérieure à la moyenne ; des qualités rédactionnelles ; une forte capacité d’analyse et de synthèse ; une autonomie dans le travail ; une force de caractère et ténacité (il en faut pour soutenir sa thèse) ; et enfin une aptitude au management grâce à l’expérience de l’enseignement.

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