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La censure automatique ne connaît pas le second degré !

Numérique et juridique

La censure automatique ne connaît pas le second degré !

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Le Parlement européen a adopté le 26 avril la directive sur les droits d’auteur pour mieux rétribuer les médias et les artistes à l’ère du numérique et harmoniser les différents dispositifs à l’échelle européenne. Il faudra toutefois être vigilant à sa mise en oeuvre…

Il faut tout d’abord saluer les objectifs de cette directive qui part du constat que la consommation d’informations et de contenus protégés par le droit d’auteur se sont accrus sur Internet entraînant l’apparition de nouveaux modèles économiques qui fragilisent les éditeurs de contenus traditionnels. L’Union Européenne considère en particulier que les titulaires de droits rencontrent des difficultés lorsqu’ils cherchent à être rémunérés pour la diffusion en ligne de leurs œuvres. La nouvelle législation rend ainsi les plateformes responsables juridiquement des contenus protégés postés par leurs utilisateurs.  Youtube, Facebook ou Twitter devront désormais chercher à obtenir l’autorisation des titulaires de droits et devront, en cas d’échec, agir pour empêcher la disponibilité et la réapparition de l’œuvre en question.


Le problème majeur c’est que pour éviter d’être poursuivis, les plateformes n’auront d’autres choix que de recourir en amont à des algorithmes censeurs  : un fonctionnement particulièrement limité et dangereux pour la liberté d’expression. 

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